En 2025, l’IA s’est généralisée dans les entreprises, avec des investissements croissants de la part des grands groupes et des fournisseurs. Ce nouvel usage a déplacé la surface d’attaque ; des incidents récents ont montré que les solutions SaaS ou les partenaires peuvent devenir des vecteurs d’attaque si les fondamentaux ne sont pas assurés. En 2026, la priorité passe de l’innovation rapide à la valorisation des solutions existantes : IA gouvernée, intégration de l’IA générative aux métiers, cybersécurité efficace, numérique responsable, et préparation à la confiance dans des environnements hybrides et post-quantiques.
Le véritable agenda 2026 consiste à transformer l’IA en capacité d’entreprise à part entière. Cela suppose de concentrer les efforts sur quelques cas d’usage qui comptent vraiment, d’aligner les personnes qui en partagent la responsabilité, et de faire entrer l’IA dans le travail de tous les jours. Selon le Global AI Survey 2025 de Wavestone, 90% des entreprises intègrent l’IA dans leur stratégie d’entreprise et 13% des budgets IT sont consacrés à l’IA.
Quelles priorités fixer pour 2026 ?
La phase expérimentale de l’IA générative a surtout reposé sur de grands modèles généralistes accessibles via des interfaces de type chat. En 2026, la question est de savoir comment faire entrer cette IA générative au cœur de l’entreprise. Il faut choisir entre les fonctionnalités intégrées aux solutions SaaS, des plateformes neutres que vous maîtrisez, ou un mix des deux, et décider jusqu’où aller avec des agents capables d’agir directement sur les systèmes.
Quelles priorités fixer pour 2026 ?
Le rapport CERT-W 2025 de Wavestone indique que la majorité des incidents proviennent de vulnérabilités courantes, comme des accès SaaS insuffisamment sécurisés ou l’utilisation d’identifiants faciles à obtenir. Les attaques ciblent désormais la périphérie (filiales, partenaires), tandis que la défense reste centrée sur le SI principal. En 2026, il faut donc réduire ces zones exposées et utiliser l’IA pour renforcer efficacement la sécurité sans créer de nouveaux angles morts.
Quelles priorités fixer pour 2026 ?
En 2026, les organisations gèrent la performance extra-financière avec autant de rigueur que la performance financière. Le SI doit améliorer ses données ESG (Environnement, Social, Gouvernance) et proposer des outils fiables. Les responsables informatiques doivent contrôler l’impact des infrastructures et fournir des plateformes permettant une gestion robuste des indicateurs extra-financiers. Le défi consiste à concilier le développement rapide de l’IA et la réduction de l’empreinte carbone.
En 2026, le dilemme ne se limite plus à choisir entre un Cloud public ou souverain : il s’agit désormais d’analyser quel degré de régionalisation adopter pour votre architecture, sur quels domaines l’appliquer et comment conserver suffisamment de flexibilité face à d’éventuels changements de contexte.
Quelles priorités fixer pour 2026 ?
Les workloads IA exigent plus de calculs, de données et une faible latence, mais beaucoup d’infrastructures Cloud sont inadaptés. D’ici 2026, il s’agit d’être « AI-ready » sans multiplier les GPU : étendre le Cloud où c’est nécessaire, améliorer l’observabilité des plateformes distribuées, et gérer la puissance IA comme une contrainte à optimiser.
Quelles priorités fixer pour 2026 ?
Dès 2026, l’informatique quantique menace la cryptographie actuelle, rendant vulnérables les algorithmes RSA et ECC face à de futurs ordinateurs quantiques. Les DSI et RSSI doivent anticiper ce risque dès maintenant pour éviter qu’il ne devienne une crise dans quelques années, et passer du stade de la recherche à une préparation opérationnelle.
Quelles priorités fixer pour 2026 ?
À l’aube de 2026, les organisations se trouvent à un tournant stratégique où l’innovation technologique ne suffit plus : c’est désormais la capacité à intégrer, gouverner et sécuriser ces avancées qui fera la différence. L’IA devient un véritable levier de transformation, à condition d’être ancrée dans les processus métiers, maîtrisée sur le plan éthique et sécurisée de bout en bout. Parallèlement, la cybersécurité qui couvre la totalité de votre écosystème numérique, la régionalisation du SI, le SI durable et la préparation à l’ère post‑quantique imposent une nouvelle discipline : celle d’une technologie responsable, souveraine et performante. Les DSI et responsables technologiques doivent donc adopter une vision holistique, alliant innovation, résilience et durabilité. Les entreprises qui réussiront seront celles capables de simplifier, rationaliser et orchestrer intelligemment leurs choix technologiques pour créer de la valeur durable.
Source : Wavestone